BMX Freestyle – Femmes – Hommes

sélection freestyle jo 24

Laury Perez

  • Date de naissance : 21 novembre 2003.  
  • Lieu de naissance : Béziers (Hérault). 
  • Taille : 163 cm.
  • Poids : 59 kg. 
  • Club : Passion BMX Sérignan

Palmarès hors-jeux Olympiques

  • 2019 : vice-championne de France de BMX Freestyle Park.
  • 2020 : championne de France de BMX Freestyle Park.
  • 2021 : championne de France de BMX Freestyle Park.
  • 2022 : championne de France de BMX Freestyle Park, Médaillée de bronze au championnat d’Europe de BMX Freestyle Park.
  • 2023 : championne de France, médaillée de bronze au championnat d’Europe de BMX Freestyle Park.
  • 2024 : vainqueure au FISE de Montpellier.

Quand on demande à une jeune fille qui prépare les Jeux Olympiques ce qui la passionne, sa discipline mise à part, et que du tac-au-tac elle vous répond « le crossfit », vous avez avoir affaire à une vraie passionnée de sport. Cet appétit d’effort physique remonte à l’enfance : « J’ai pratiqué pleins de sports différents avant le BMX : le tennis, le foot, le basket, le rugby », dit-elle.

Question ascendance ou transmission, elle ne grandit pourtant pas dans une famille « particulièrement » sportive. Mais son arrière-grand-père, lui revient-il soudain, était boxeur professionnel.

Côté freestyle, c’est par la trottinette qu’elle commence. Jusqu’au jour où, dans le village de Sérignan où elle grandit, elle assiste à une compétition de BMX Freestyle Park : voilà ce qu’elle veut faire. Ses parents sont d’abord un brin réticents, bien conscients de la dangerosité de la discipline. Personne n’a envie de voir son enfant se briser les os. Mais chacun a envie de le voir heureux. Alors ils la soutiennent. Sa mère la conduit sur toutes les compétitions, qui l’accompagnera jusqu’en Chine, où elle dispute sa première coupe du monde, à 14 ans.

Après avoir remporté une première coupe de France en U17, elle s’aligne directement en élite. « Pour pouvoir participer aux coupes du monde, il fallait avoir 15 ans dans l’année », explique-t-elle comme si elle avait dû attendre une éternité pour se confronter à une vraie concurrence. Ses parents sont rassurés, elle prend bientôt l’habitude de se déplacer avec l’Équipe de France. « Le milieu du BMX Freestyle, c’est comme une famille », observe-t-elle.

Aujourd’hui elle s’entraine avec son coach, dans son club et dans son village de Sérignan, en compagnie d’Anthony Jeanjean. « Ça me pousse ! Et il me donne des conseils. » Interrogée sur ses points forts, elle évoque son assiduité au travail : « Je ne manque ja-mais une séance ! » Côté point faible, elle évoque cette appréhension résiduelle, qu’elle éprouve encore parfois au moment de se lancer dans une nouvelle figure. « Une petite résistance avant d’y aller. Mais bon : il y a le bac à mousse ! »

Quintuple championne de France, 2 fois médaillée aux championnats d’Europe, elle sait que sa discipline est encore dominée par les Chinoises et, dans une moindre mesure, les Américaines.

Anthony Jeanjean

  • Date de naissance : 13 mai 1998. 
  • Lieu de naissance : Sainte-Béziers (Hérault). 
  • Taille : 170 cm. 
  • Poids : 68 kg. 
  • Club : Passion BMX Sérignan
  • Participations antérieures JO :  Tokyo 2020. 
  • Palmarès Jeux Olympiques : 
    • 7ème du BMX Freestyle Park. 

Palmarès hors-jeux Olympiques

  • 2019 : champion d’Europe, champion de France.
  • 2020 : champion de France.
  • 2021 : champion d’Europe, vice-champion de France.
  • 2022 : champion d’Europe, médaillé de bronze aux championnats du monde, champion de France.
  • 2023 : vice-champion d’Europe, champion de France.
  • 2024 : vainqueur d’une manche de la coupe du monde BMX à Enoshima, vainqueur au FISE de Montpellier, vainqueur des Olympic Qualifier Series à Shangaï et Budapest.

Ses parents lui font faire beaucoup de sport, et de bonne heure : entre 2 et 3 ans il est inscrit à la « baby gym ». Il fait du vélo presque avant de savoir marcher, dit-il. Et pourtant il marche à 10 mois et « court très tôt ! »

À 4 ans, c’est le club de foot. Puis le hip-hop et la breakdance. Si bien qu’à l’école primaire encore, en CM1, on lui confie une salle où il ouvre un cours de breakdance pour ses camarades ! C’est peu après que ses parents lui parlent d’un évènement de « sports extrêmes » à Montpellier, le FISE. Ils l’emmènent. Il a 10 ans. Il découvre le skate, le roller, le breakdance encore, la moto, et le BMX bien sûr. Il est « scotché » (sic) de voir ce qu’on peut faire avec un vélo. Les héros sont Mark Webb, Harry Main, Alex Coleborn, tous des pointures.

Or, signe du destin, le FISE se tient chaque année aux environs de son anniversaire, et cette année-là les parents y achètent son premier BMX. Tout part de là. Dans le bois du village de Bassan, en périphérie de Béziers, il roule avec les copains.

Ensemble ils « terrassent » à la pelle, fabriquent leurs propres bosses. Les structures et les clubs – notamment Passion BMX de Sérignan – viendront bientôt, avec les entrainements plus sérieux et les compétitions, à l’heure de ses 12 ans environ.

Pour sa première grosse compétition, il en a 13, et c’est encore le FISE, où il s’aligne en moins de 16 ans, et gagne, ce qui lui donne accès à la finale amateur (que ne réglemente aucune limite d’âge) … qu’il gagne aussi ! Conséquemment, l’année suivante, il participe dans la catégorie pro – et sa carrière commence là. Il trouve facilement sponsors et partenaires.

Lorsque la FFC intègre la discipline et monte l’Équipe de France, il a 17 ans et il est incontournable. Il adhère au projet, ce qui lui permet de s’aligner sur toutes les compètes internationales, coupes et championnats du monde, de voyager « partout dans le monde pour faire [son] sport. »

Jeune, il s’entrainait seul. Avec la création de l’Équipe de France, il peut s’appuyer sur les compétences dont on l’entoure. Et il peut faire plus « et surtout mieux. » Même si ce qu’on apprend en compétition est irremplaçable. Le BMX Freestyle Park est un sport très stressant, tant il exige de précision technique. Bien sûr, c’est assez dangereux. Il y a une incontestable dimension d’affrontement à la peur. Outre l’entraineur et le préparateur physique, le préparateur mental joue un rôle important d’après lui : « On ne peut donner 100% que lorsqu’on est prêt mentalement, et ça s’apprend », dit-il.

Méticuleux et déterminé, il cherche à « optimiser tous les curseurs. » Pour lui, le but d’un freestyler, c’est de « faire paraître simple ce qui est très difficile. »